14/08/2008

Le Colonel Jean Schramme: anecdotes personnelles

Je vais maintenant vous faire connaître quelques anecdotes personnelles au sujet du Colonel Jean Schramme que j' ai rencontré assez souvent en les années fin 65 jusqu'à 67.

 

Le 17 septembre 1965, arrivé de Belgique quelques jours auparavant, le petit porteur de Maurice Hériguers (ortographe!!!!) me dépose, après avoir tournoyé au-dessus de Punia, sur la piste proche.

Je connais bien ce coin pour y avoir séjourné à plusieurs reprise et y être resté comme otage des rebelles en 64.

Maurice pressé redécolle rapidement me laissant sur place avec ma valise, pas très fier vu la situation d' insécurité de la région qui vient d' être reconquise quelques semaines auparavant.

La présence d' un  policier de planton dans une guérite sur le bord de la plaine n' est pas faite pour me rassurer vu qu' il me salue comme une vieille connaissance; il faisait peut-être partie des rebelles simbas qui m' ont foutu au bloc un an auparavant et en fait, sans flingue, je me sens un peu comme l' agneau qu' on va égorger d' un instant à l' autre.

Heureusement les virevoltes de Maurice au-dessus du mess de Punia ont alertés, comme prévu, les mercenaires de Schramme en train de prendre l' apéro bien mérité en cette belle journée ensoleillée; pressentant sans doute l' arrivée d' un personnage important voire une personnalité, quelques véhicules se sont déplacés en direction de la piste et je me rappelle la tête de Michel Hendriecks, Christian,et d' autres armés jusqu' au dents qui ne me connaissent pas quand ils se sont apperçus qu' en fait de messie ils n' ont trouvés qu' un gamin de 19 ans, mince pour ne pas dire maigre, habillé d' un pantalon en tergal et chaussant des godasses pointues (à la mode). Au moment où je vais me présenter, en vue de ne pas les effrayer, surgit venant de Yumbi un autre convoi de deux camions ayant à sa tête mon frère Louis qui a repris du service pour son ancien employeur "La Gescoaf" et qui bien sûr a été envoyé dans ce poste encore insécurisé ou cette société dispose d' un dépot de marchandises diverses et d' une rizerie.

J' embarque dans le camion vers Punia laissant Michel et compagnie qui retournent terminer leurs verres.

Je suis heureux de retrouver la maison à Punia-Miripia ou j' ai séjourné l' année passée avec mon frère Jean, dans d' autres circonstances, et d' y retrouver Prosper, le mpishi de Jean, et Bali, le chien, que nous avions dû laisser lorsque les simbas nous avaient embarqués en compagnie des agents de la Symétain et des missionnaires du coin dans deux bennes pour nous conduire à Kindu.

En fin d' après-midi, après avoir papoté avec mon frère nous nous rendons au mess de la symétain où je revois Michel et d' autres hommes de Schramme avec qui je fais un peu plus connaissance. Le fait d' avoir appartenu au codokis qu' ils ont déjà rencontrés à Kindu facilite le contact.

Quelque temps après Schramme (major à l'' époque) arrive avec Monsieur Bontemps, directeur de la Symétain (qui deviendra la Sominki par après) et nous sommes heureux de nous revoir (moi surtout). L' année précédente nous avions, mon frère Jean et moi, fait le voyage de Punia vers Kindu en sa compagnie ainsi que son personnel européen et des missionnaires dans des bennes sous la surveillance des simbas.

Monsieur Bontemps me présentera au major qui me sembla de suite être un homme qui ne passe pas inapperçu.Taille moyenne, ne roulant pas les mécaniques comme certains, il émanait de lui une autorité tranquille et il m' a inspiré directement du respect voire de l' admiration.

 

A suivre

11:14 Écrit par Kisimba dans histoire | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

Commentaires

histoire vecu par mon oncle aujourd'hui capitaine de l'armée de la RDC

Écrit par : kaswingkapend | 06/02/2014

histoire vecu par mon oncle aujourd'hui capitaine de l'armée de la RDC

Écrit par : kaswingkapend | 06/02/2014

WOW, ça c'est un bon article, que et je vous laisse tout de suite cette remarque

Écrit par : paris sportif bonus | 13/05/2014

Vraiment pratique le dessin de votre blogue, on l'aime beaucoup, l'avez-vous créer vous même ?

Écrit par : cote france honduras | 12/06/2014

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